jeudi 17 décembre 2015

Comme un feu furieux vu par LUCIE!

► Autour de : Marie Chartres, Comme un feu furieux, coll. « Medium Grand Format», Ecole des Loisirs, novembre 2014.

 

Moi, Galya, jeune fille perdue et rêveuse

Dans ce roman Comme un feu furieux l'auteure Marie Chartres raconte l'histoire de la famille de Galya, elle raconte aussi l'environnement de la ville de Tiksi. 

L'HISTOIRE

Ce livre est écrit par Galya, une jeune fille de 16 ans, perdue et rêveuse. 

Ses frères Gavriil et Lazar, et son père se moquent d'elle car elle aime la littérature.

Galya, est très proche de son chien nommé : Josiah. 

Elle ne s'entend pas avec son grand frère Gavriil, depuis la mort de leur mère, il reste enfermé dans sa chambre et n'en sort plus.

Galya, elle, doit s'occuper de son petit frère Lazar, car son père travaille beaucoup : la journée il travaille au port, puis la nuit au Evgenio. Evgenio c'est le nom du seul bar de la ville.

Elle aimerait devenir océanographe et partir de cette ville Tiksi. 

Tiksi est une ville creuse, vidée de toute vie et sombre. 

Gavriil est très mystérieux, depuis la mort de sa mère, il est devenu aphasique. 

Il en sait plus sur la mort de sa mère que sa sœur et son frère. 

Son père et lui, ont caché à Galya comment sa mère était décédée.. 

Elle n'est pas morte noyée, elle s'est suicidée par chagrin d'amour, sous les yeux de Gavriil. 

Elle a sauté dans l'eau glacée et sa valise l'a emportée loin dans le fond, Gavriil, lui, a essayé de la sauver, mais il a échoué.. 

Gavriil écrit des poèmes, il aimerait qu' ils parlent d'amour, mais pour l'instant, il a d'autres sentiments à exprimer.

Galya rencontre des gens mystérieux , comme Arkadiy un vieillard qui connaît tout de Tiski, qui connaît l'histoire de cette ville. Elle aime bien parler avec lui car il l'a réconfortée, et quand elle est avec lui, elle se sent libre , il parle de tout et de rien, et Galya, elle, l'adore. 

A la fin du livre, son père décide de déménager, Galya et Lazar sont très heureux, car leur rêve à eux, c'était de partir. 

Gavriil lui hésite..

Il ne veut pas tout oublier, c'est à dire l'eau glacée, l'océan, et puis leur mère. 

Il a finalement accepté, puis ils sont partis. La dernière phrase de Galya 
« j'ai fermé les yeux jusqu'à ce que le ciel déverse sa lumière ».
MON AVIS

Très beau livre de Marie Chartres, qui nous emporte sous le ciel noir et glacé de la Sibérie, à la rencontre de cette famille rongée par le deuil et le chagrin. Le portrait de Galya est particulièrement réussi, adolescente rêveuse qui ne souhaite que s'échapper de sa ville natale pour découvrir le monde, et qui passe tout son temps à s'occuper de son petit frère. Leur relation est d'ailleurs très belle et touchante, même si les heurts sont fréquents. J'ai beaucoup aimé cette description des sentiments chez chacun des personnages et leur façon de gérer le deuil. Petit à petit, alors que l'on entre dans l'intimité de cette famille, on se rend compte que la mort de la mère cache un secret, ou en tout cas des non-dits de la part de certains membres. Quelques personnages secondaires, que j'ai beaucoup appréciés, apportent des réponses ou des espoirs aux questionnements et aux rêves de Galya, ce qui épaissit parfois le mystère familial ou apporte une dimension presque fantastique au récit. Car les légendes et la poésie sont également un point important de ce roman, qui renforcent cette idée de rêve chez Galya. J'ai donc beaucoup aimé ce roman, et cette écriture qui nous transporte dans le froid et la beauté de la Sibérie, qui nous invite à réfléchir au deuil et à la reconstruction après un drame et qui, surtout, nous brosse un très beau portrait d'adolescente. Je le conseille à toutes les personnes qui aiment le mystère, et les histoires vécues. 

Ce livre qui nous touche, nous fait voyager dans la peau de Galya et des autres personnages dont je me souviendrai ! 

Il mérite un 8 voir un 9 sur 10 ! A lire sans hésitation.

Lucie, troisième Aragon.

Auteur : Marie Chartres.
Titre : Comme un feu furieux.
Edition : L'école des loisirs.
Collection : Medium
Nombre de pages : 164

Poème dysfonctionnel d' ALICE ?

► Autour de : Axl Cendres, Dysfonctionnelle, coll. « Exprim’ », Sarbacane, octobre 2015.


Fidèle au poste …
Née dans une grande famille dysfonctionnelle
Elle a donc été prénommée Fidèle
Avec six frères et sœurs c’est un vrai bordel
Mais toujours des relations aussi fusionnelles

La précocité dangereuse clé
Pour passer dans une classe adaptée
Elle a rencontré l’amour dans une certaine ambigüité
Formant un couple en pointillés

Elle a eu des temps magiques
Des instants romantiques
Mais aussi des périodes épiques

L’ adoption d’une petite bouille en plein jour
Dont les rires raisonneront toujours
Cette petite se prénomme Louisa
Un héritage qui fonctionnera !

C Alice

Dysfonctionnelle, Léa Adore!

► Autour de : Axl Cendres, Dysfonctionnelle, coll. « Exprim’ », Sarbacane, octobre 2015.


DYSFONCTIONNELLE

Le livre Dysfonctionnelle raconte l'histoire de Fidèle, fifi ou encore bouboule et de toute sa famille dite « Dysfonctionnelle ».

Son père est souvent en prison parce qu'il était « Au mauvais endroit au mauvais moment ».

Et sa mère passe ses jours à l'asile car elle a vécu les camps de concentration et elle y a survécu mais lorsque les souvenirs lui reviennent, elle fait des crises de panique.

Alors par peur qu'Hitler revienne elle est devenue catholique et a forcé ses enfants à le devenir. Fidèle vit aussi avec son oncle qui a toujours les meilleures idées, sa grand-mère Zaza avec laquelle elle a passé trois ans au Liban dans un bunker pour se protéger des bombes et qui lui a appris une phrase importante pour sa vie « Même avec une chose que tout le monde croit perdue on peut faire quelque chose de merveilleux ». Depuis cela Fidèle tient à sa grand-mère plus qu'à tout au monde. 

Puis fifi a des frères et sœurs aussi, six en tout il y a Alyson, JR, Dalida, Jésus, Marilyne et Gregorio.

Fidèle va grandir au milieu de cette famille et va un jour découvrir qu'elle a une intelligence hors-norme et une mémoire photographique qui va lui jouer parfois des tours. Grâce à cela, elle va aller dans un lycée du 6ème arrondissement où elle va rencontrer Sarah qui au début va lui paraître comme une « arrogante connasse » mais qui va devenir l'amour de sa vie. Très vite Bouboule va tout raconter à Sarah, elles vont se disputer se réconcilier puis se re-disputer et se re-réconcilier. Fidèle va sombrer dans l’alcool mais Sarah va la sauver et elles adopteront une petite fille Louiza. 


MON AVIS :

J’ai beaucoup aimé ce livre car cette histoire a tout pour plaire. Malgré certains clichés sur cette famille, on finit par s’y attacher pour au final se croire être le personnage de Fidèle qui est merveilleuse, courageuse, intelligente, bizarrement attachante et tellement douce malgré son masque de dur à cuir. 

On arrive à se retrouver dans son personnage et vivre chaque page comme si on y était. On peut vivre les émotions, on peut les sentir, on a envie de la réconforter quand elle est triste. 

Lorsque la fin arrive on est déçu car on en veut davantage, on veut que cela ne se termine jamais. 

Je conseillerais ce livre à toutes les personnes que je connais ou même que je ne connais pas car c’est une histoire qui fait réfléchir, qui nous fait sortir de notre petit confort. Et je pense que chacun retrouve un passage qui lui rappelle quelque chose de sa vie. L’auteur arrive à faire passer l’homosexualité de Fidèle comme naturelle et je trouve cela extraordinaire que ce ne soit plus un sujet tabou pour les ados. 

Fiche d’identité du livre :

Nom : Dysfonctionnelle
Auteur : Axl Cendres 
Date : 2015
Maison d’édition : Sarbacane
Maison d’imprimerie : Pulsio (Bulgarie)
Nombre de pages : 305

Je finirais cet article en disant que ce livre est de loin le meilleur de tous les livres que j’ai pu lire. Si j’avais une note à donner à cette œuvre, je lui donnerais 19.5/20.

Léa T 3ème Aragon 

Le mangeur d'or d' Ailyne

► Autour de : Xavier Dorison / Ralph Meyer, Undertaker t.1 : le mangeur d’or, Dargaud, janvier 2015.


 

UNDERTAKER Tome 1 :LE MANGEUR D’OR Le scénariste est : Xavier Dorison Le dessinateur est : Ralph Meyer Les coloristes sont : Delabie et Ralph Meyer

Personnellement j’ai adoré cette BD qui prend du début jusqu'à la fin. Je n’aime pas vraiment les BD ni les westerns mais là l’histoire de cet homme qui cherche à vivre ou à survivre après son massacre est géniale. Il assume parfaitement ses actes, il devient croque mort car les croques morts on les fuit comme la peste donc il est presque sûr de ne pas être reconnu. On finit par apprécier cette personne, un dur au cœur tendre avançant dans la vie, en solitaire se faisant piéger par son nouveau client, retournant les villageois contre lui, après la mort de son client monsieur Cusco. Les villageois vont subir la folie de l’or. Jonas va de nouveau créer un massacre ne voulant que se protéger et protéger la Miss gouvernante de monsieur Cusco. Finissant par croire que c’est un monstre et qu’il ne pourra jamais changer, il décide de provoquer Miss qui a appris qui il était vraiment, pour mourir sous son arme s'il le faut. Mais on comprend qu’il n’est pas mort car il y a un tome 2. Je suggère donc que par amour pour lui, elle ne l’a pas tué, car l’on voit une véritable complicité entre les deux personnages. A mes yeux, l’histoire et les dessins, très western en font une très bonne BD. Bientôt le tome 2 !

Ailyne G, troisième Aragon.

Avis de Guillaume et création d'une couverture originale!

► Autour de : Rachel Corenblit, 146298, coll. « D’une seule voix», Actes Sud junior, septembre 2015.



première de couverture originale d'après Guillaume Mélangé

146298, un livre qui remet en cause notre vision de l’horreur des camps de la mort 

Dans ce livre, l’histoire commence « IN MEDIAS RES ». L’auteur , Rachel Coremblit, nous plonge dès le début du récit dans les pensées d’une adolescente (donc le point de vue est interne car c’est cette même adolescente qui est la narratrice) qui se fait tatouer une série de chiffre : 146298 . Cette série est tatouée sur le bras de sa grand-mère, qui a survécu aux camps d’extermination, chaque chiffre correspond à une chose précise (en rapport, soit avec une durée, une quantité…). La narratrice est sûrement une jeune fille de banlieue (car elle utilise un vocabulaire simple, voir même familier). On ne connaît pas vraiment le nom de celle-ci, mais elle nous fait part de son surnom « Adré », qui lui a été donné par sa famille et ses amis en raison de son allergie aux piqures d’insecte. Les passages sont majoritairement descriptifs et le rythme est très lent, l’énoncé est ancré dans la situation d’énonciation (utilisation du présent de l’indicatif : « c’est une fille » ; « je vais me faire tatouer »).

J’ai trouvé ce livre très compliqué par moment certains flash-back sont très rapides et brefs, et donc difficiles à comprendre. Malgré ces quelques passages qui restent dans l’ombre pour moi, j’en ai trouvé certains poignants et touchants surtout ceux ou Adré essaie de reproduire les terribles conditions qu’a subies sa grand-mère durant sa déportation et aussi ceux où elle nous raconte la vie la déportée dans le camp où elle était.

Conclusion : 
J’ai vraiment aimé ce livre qui est à la fois simple et touchant.

M Guillaume Troisième Aragon

La Pyramide des besoins humains par Audrey

► Autour de : Caroline Solé, La pyramide des besoins humains, coll. « Medium Grand Format», Ecole des Loisirs, mai 2015.



Toi aussi, joue ta vie.

L'ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd'hui, cette théorie est le principe d'un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains.

Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n'en restera plus qu'un. Et moi dans tout ça ? Disons que je m'appelle Christopher Scott. Disons que j'ai dix-huit ans. Que j'habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres. Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat n°12 778. Je n'existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu'un, et même quelqu'un de célèbre. Et c'est bien ça le pire.

Le début du livre est assez compliqué à comprendre car il y a des ellipses et le narrateur passe de l’enfance au présent du personnage. Cependant on connaît les pensées des personnages, le point de vue est interne « je pensais ». Le personnage principal Christopher un sans-abri qui a eu une enfance dur m’a beaucoup plu et touché.

J’ai aimé le regard qu’il a apporté tout au long de l’histoire sur la société, sur son quotidien mais aussi la manière d’aborder sa soudaine célébrité. Quand on regarde la couverture on ne s’attend pas du tout à cette histoire. Ça apporte du suspens. Un de mes passages préférés est quand il nous parle de son enfance et aussi quand il rencontre l’homme qui depuis le début l’aide à ne pas dévoiler son identité. La fin m’a déçue car il n’y a pas assez de détails je voulais que l’histoire continue. Mais la mise en page avec les niveaux, le nombre de candidats restants et les besoins étaient originaux.

Je pense que vous avez compris j’ai adoré ce livre, l’histoire est attachante…

Je le conseille fortement !

Audrey L

mardi 1 décembre 2015

Marie Chartres

Source
■ Sur son blog, Marie Chartres livre un précieux "petit carnet d'inspiration". Pour découvrir ces images qui ont nourri Comme un feu furieux, c'est ici .

 Anna Leppala

■ Marie Chartres parle aussi de son travail dans une riche interview que vous pouvez retrouver .

 


■ Enfin, le prochain roman de Marie Chartres s'appellera Les petits orages et sortira le 24 février 2016.