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mercredi 30 mai 2018

Fiche de lecture de Luka pour Rage

RAGE

Titre : Rage
Auteur : Orianne Charpentier
Édition : Gallimard jeunesse
Collection : Scripto
Date de parution : 16 Mars 2017
103 pages

Roman jeunesse sur l'immigration, la guerre, les conflits, les réfugiés et l'amitié.

-Biographie-

Orianne Charpentier est une journaliste et auteur française, elle est née en 1974 à Saïgon pendant la guerre du Vietnam. Elle passe son enfance au Maroc puis dans un petit village de Normandie.

Après des études de lettres, elle fait une école de journalisme et sort diplômée en 1996 du centre de formation des journalistes à Paris. Depuis, elle collabore à des magazines culturels destinés à la jeunesse.

Rage est son 6 ème roman.

Ses autres romans:
. Après la vague (2014)
. La vie au bout des doigts(2014)
. Mauvaise graine (2010)
. La petite capuche rouge (2008)
. Madame gargouille(2006)

-Résumé-

L'histoire se passe en une nuit.

C'est une jeune fille qui a fui son pays en guerre. Arrivée en France, Rage essaye de reconstruire sa vie, elle se lie d'amitié avec Artémis qui l'appelle ainsi.

Lors d'une soirée chez Jean, Rage entend du bruit et aperçoit un chien de combat blessé qui a été maltraité. Avec l'aide de Jean qui est étudiant en droit, ils décident tous les deux de l'aider et l’emmènent chez le vétérinaire qui va l'opérer. Elle doit être euthanasiée à cause de la loi sur les chiens de combat. La chienne sera sauvée grâce à Jean qui va l'adopter et Rage pourra venir la voir quand elle veut.

De retour au petit matin, après une nuit chargée en émotion, Rage éprouve du bonheur au côté de Jean.

-Extrait-

« A présent qu'elle la caresse, Rage sent sa puissance : c'est un chien de combat, sans nul doute possible. Un animal dressé et entraîné à l'attaque.

Mais bizarrement, Rage n'a pas peur. Elle ne s'est même jamais sentie aussi forte, aussi invincible. Cette bête blessée qu'elle accueille dans ses bras, c'est elle-même autrefois.

Elle lui ôte sa chaîne et la jette au loin ».

-Mon avis-

L'histoire est vraiment touchante et l'écriture imagée.

J'ai bien aimé ce livre car le sujet sur les réfugiés qui ont quitté leur pays en guerre est d'actualité et le roman est court et réaliste, il se lit donc facilement.

On peut dire que Rage et la chienne ont le même combat, elles doivent réapprendre à vivre et se faire accepter.

mardi 29 mai 2018

Analyse olfactive des romans du prix

On oublie parfois, et encore plus lorsque c’est un roman, qu’un livre est aussi un objet : un objet en trois dimensions, que l’on peut voir, regarder, admirer, toucher, tâter, saisir, retourner, feuilleter, déplacer, serrer dans ses bras au besoin, ou encore, sentir.
Et oui, car si la couverture et sa beauté sont des déclencheurs de lecture, l’odeur en est aussi un.
Alors voilà, pour tous ceux que l’analyse olfactive des romans dans lesquels nous avons, plusieurs heures durant, plongé notre nez, intéresse, nous vous souhaitons une bonne lecture.


DISCLAIMER :
cette critique n’a pas pour but ni de juger la qualité d’écriture, ni celle de l’intrigue mais uniquement la senteur des romans sur court, moyen et long terme.
Chacune des références éditoriales utilisées est l’avis strictement personnel des auteurs de cette critique. Cordialement.


Classement et analyse olfactive


-Un détective très très très spécial : odeur de nourriture pour poissons (ou pour hamsters pour certains ) mais se perd vite dans l’odeur de lessive des draps de ses lecteurs (et heureusement !)
1/5

-Lucky losers : odeur plutôt agréable (quoi qu’un peu fade) de papier mais l’odeur de la colle prend le dessus ( Dommage ! )
3/5

-Je suis ton soleil : l’odeur de la colle est plaisante et elle ne gâche pas, ni ne prend le dessus sur le papier mais « l’arrière odeur » est légèrement gênante et in-identifiable...
3,5/5

-Le  garçon qui courait : odeur assez mauvaise aux premiers abords mais s’améliore au fil du temps, peut paraître semblable aux éditions Robert Laffont (très bon point !)
4/5

-Rage : odeur de bonne colle/de bon papier, un peu à la Lumen et au Gallimard grand format avec des pages épaisses, odeur de livre de qualité, très agréable !
-0,25 pour la longévité de l’odeur
4,75/5


Evodie et Margaux

mardi 17 avril 2018

Réécriture : rencontre de Rage et de Jean (point de vue de Jean)

Il est assis sur le bord de la fenêtre ouverte, il boit une bière au goulot de la main gauche. Sa main droite est posée sur son genou ; elle ressemble à une serre d'oiseau, il y manque trois doigts mais il y est habitué depuis. Il est quand même extrêmement gêné quand on la regarde.

A ce moment, il remarque qu'une jeune fille inconnue fixe sa main, il se dépêche de la replier vers lui, il observe la jeune fille un instant avant de détourner le regard puis boit une gorgée tout en fermant les yeux. Il pense à la jeune fille qui le regarde, elle semble perdue. Dans sa tête, lui vient de nouveau le visage de la jeune fille : elle a les cheveux châtain foncé à longueur des épaules mais ce qui l'a troublé ce sont ses yeux, elle en a un vert et un autre bleu. Il revient à la réalité et se penche vers la jeune fille.

-Salut moi c'est Jean, tu veux boire quelque chose ?

Elle lui fait non de la tête.

-Comment tu t'appelles ?

-Je suis une amie d'Artémis.

Il sourit de sa réponse.

-Je sais. Moi aussi, je suis un ami d'Artémis. Mais encore ?

Elle hausse les épaules, comme si elle n'avait pas compris. Il se dit qu'elle ne doit pas aimer parler d'elle. Il en profite pour l'observer : ses cheveux sont ébouriffés tandis que ses yeux montrent son trouble. Il se met alors à sourire en se disant qu'il réessaierait de venir lui parler plus tard car elle l'intrigue. Il lève les mains pour lui montrer qu'il la laisse tranquille avant de rejoindre certains de ses amis qui discutent dos au canapé. Il rigole et discute avec eux mais une certaine jeune fille reste dans ses pensées.

Mary et Léa

mercredi 4 avril 2018

La Rage d'AYOUB !!!!!!!


Réécriture : quand Jean rencontre Rage

Jean slalome entre les corps électrisés par la musique aux inflexions criardes, évite les membres qui volent sur fond de papier décollé. Dans l'atmosphère nébuleuse et enfumée, il cherche à atteindre la cuisine, celle qu'il connaît tant. Il arrive à s'extraire de la masse dansante et traverse le couloir sur lequel claquent ses chaussures de ville. Dans la cuisine, les assiettes et les canettes commencent déjà à s'entasser sur la table couverte d'une nappe hideuse aux carreaux plastiques. Jean se dirige vers les tiroirs, cherche les ciseaux qu'il ne trouve pas. Évidemment, il farfouille le tas de fourchettes, couteaux, et cuillers enchevêtrés, agite frénétiquement ses mains mutilées. Il n'a pas l'habitude de s'agiter ainsi. Pourtant, il sait que cette action n'est que le reflet de ce qui l'afflige au fond. Cette fête qu'il a organisée, comme une crémaillère d'adieu. Il sait que bientôt il devra repeindre les murs de son enfance, et vendre la maison. Il sait qu'il devra déménager, trouver un appart et compter sur une tombe pour se recueillir. Il sait que la plupart des meubles iront à Emmaüs et qu'il ne pourra garder que quelques bribes de son passé. Mais, il n'a pas envie d'y penser maintenant, alors que ses amis s'amusent dans la pièce d'à côté. Jean prend une grande inspiration et allonge les bras contre son corps, secoue la tête, expire et repart, oubliant ce qu'il était venu chercher.

La sueur coule le long de sa nuque. Il a soif. Il quitte la piste de danse et attrape une bière sur un guéridon, dont le napperon au crochet a été retiré pour l'occasion.

Il observe une instant la foule des danseurs aux sourires étrangement las et béats.

A la périphérie, de petits groupes discutent et quelques couples s'embrassent.

Sa tête bourdonne, il aimerait se reposer un peu. D'un regard circulaire, il embrasse la pièce qu'il connaît par cœur et avise le rebord d'une fenêtre dans un coin. 

Il s'avance et se cale contre la vitre, s'absorber dans la contemplation de la rue déserte. Soudain, il aperçoit une silhouette empressée fendant la masse vibrante des invités. Il la voit se précipiter sur le canapé en velours bruns, le dos raide et poser ses poings serrés sur ses genoux. Il note sa peau tendue et ses jointures blanchâtres, ses doigts enfoncés dans ses paumes et Jean sent son corps qui vibre. Il ne veut pas la brusquer mais ne peut s'empêcher de l'observer du coin de l'œil. Son profil se découpe dans la lumière qui filtre par la fenêtre. Son nez droit, ses joues creusées, ses grands yeux bruns, ses lèvres aux plis douloureux. Ses cheveux sombres mangent ses joues d'ombres mouvantes et il la voit fixer un point au loin. Lorsqu'elle se tient ainsi, ses membres fins serrés contre ses côtes, pense-t-il, on dirait un oiseau. Mi-sphinx, inébranlable, majestueux, dur, mi-moineau, recroquevillé, fragile, brûlant. Son esprit ne cesse de mouliner le moindre détail qu'il aperçoit et soudain il comprend, c'est sûrement l'amie d'Artémis, qu'il a croisée tout à l'heure avec Dylan. Oui, c'est sûrement elle, il se dit. Car elle lui ressemble tant au début. Il a rencontré Artemis quelques semaines à peine après son arrivée. On l'avait incitée pour apprendre plus facilement le français à s'inscrire à un cours de théâtre auquel il participait. Elle aussi au début, il l'avait vu fermée, terrorisée, distante et puis au fil des mois s'ouvrir, s'épanouir. Un jour, elle n'était plus venue et puis il l'avait de nouveau croisée lorsque Dylan et elle s'étaient rapprochés, ils étaient devenus amis sans plus se connaître. 

Pour autant, Elle ne lui ressemble pas tout à fait. Elle irradie une colère noire. Une force âpre. Une détermination féroce et agressive. Elle brille d'une rage à peine contenue. Mais pourtant, il sent sous son abîme, une douceur inépuisable. Oui, plus il la regarde, plus il en est convaincu. Il détourne ses yeux indiscrets et la gorge sèche, relève la tête et porte sa canette à ses lèvres. Son regard croise le sien. Il découvre un instant le noir et l'or, la nuit et le feu de ses iris, cerclées de cernes ternes. Puis elle baisse les yeux et son regard tombe sur sa main. Celle incomplète. Sa main mutilée tressaille. Il voudrait qu'elle arrête, il voudrait que cette pudeur qui le tenaille s'en aille enfin. Mais le corps est un traître, qui dit tout, même ce que l'on voudrait taire. Jean n'est pas en colère. Il ne l'est plus. Aujourd'hui, il sait que ses regards sont dérisoires car il sait qu'ils sont inévitables et naturels. Il sait que sa main attire les regards parce qu'il sait qu'elle dit la tragédie. Et quelle tragédie ! Sa tragédie à lui est une tondeuse et une main d'enfant inconscient. Sa tragédie à lui est un goût pour le piano à peine éclos et pour toujours perdu. Lorsqu'il y pense aujourd'hui, il ne ressent plus ni colère, ni dégoût. Plus ce sentiment d'injustice, cette peine immense. Aujourd'hui, lorsqu'il y pense reste seulement une déception et une nostalgie fugaces, l'impression d'un chemin barré, jamais emprunté. Et lorsqu'on regarde ses doigts manquants, aujourd'hui il n'y a plus rien de la honte et du mépris du début, à peine lorsqu'il est fatigué, une lassitude légère et blafarde, juste cette main mutine qui tressaille. Jean se penche en avant.

-Salut, moi c'est Jean. Tu veux boire quelque chose ?

Elle secoue fermement la tête, comme paralysée et ce seul mouvement semble lui coûter. Lui qui ne voulait pas la brusquer, il semble ne pas avoir réussi, mais son refus ne l'arrête pas. Il veut en savoir plus, comprendre ce qui se cache derrière son corps érigé comme une muraille et ses cheveux de barbelés. Le comprendre et peut être même l'apprivoiser.

-Comment tu t'appelles ?

-Je suis l'amie d'Artémis, souffle-t-elle.

Elle le débite dans un murmure et d'une traite. Sa précipitation fait sourire Jean. Son esquive aussi. Il insiste.

-Je sais, moi aussi je suis un ami d'Artémis. Mais encore ?

Haussement d'épaule. Il la voit se refermer, replonger dans le puits sombre de sa peur et sa méfiance. Jean grimace, lève une main ( indemne ) en signe d'apaisement. Vraiment, il semble ne pas savoir comment lui parler.

Un petit groupe s'approche et Jean se mêle aux conversations mais il reste silencieux, son esprit est tourné ailleurs. Du coin de l'œil, il aperçoit Artémis qui la rejoint et elle semble se détendre à son seul contact. Il les voit parler, et sent la tension qui l'occupe au fur et à mesure que les lèvres d'Artémis remuent, ses paroles noyées sous les basses de la musique. Soudain, il voit son ombre contractée s'échapper de la pièce, remonter à contre courant le flot des danseurs, éviter les corps qui s'enlacent. Dans ses yeux à elle, qu'il croise un instant, il aperçoit l'abîme, et les flammes noires dévorantes. Dans ses yeux à elle, il voit l'horreur. Il voit La Tragédie."

mardi 3 avril 2018

Une nouvelle couverture pour Rage !

Pour la première de couverture de Rage, j'ai pensé à créer une personne mi-humaine mi-chien.
Pour le choix de la femme, j'ai choisi une femme avec certains caractères ou traits de visage endurcis.
J'ai choisi une couleur sombre pour le fond pour que les écritures et  le visage mi-humain mi-chien ressortent, j'ai également ajouté  des ombres pour faire ressortir les éléments de la couverture.
                                                                                                                                            Enzo DUVAL

mardi 30 janvier 2018

Rage de Lucas

RAGE !

Titre : Rage
Auteur : Orianne Charpentier
Édition : Gallimard jeunesse
Collection : Scripto
Date de parution : 16 Mars 2017
103 pages
Roman jeunesse sur l'immigration, la guerre, les conflits, les réfugiés et l'amitié.

-Biographie-

Orianne Charpentier est une journaliste et auteur française, elle est née en 1974 à Saïgon pendant la guerre du Vietnam. Elle passe son enfance au Maroc puis dans un petit village de Normandie.

Après des études de lettres, elle fait une école de journalisme.

Diplômée en 1996 du centre de formation des journalistes à Paris. Depuis, elle collabore à des magazines culturels destinés à la jeunesse.

«Rage» est son 6 ème roman .

Ses autres romans:
. Après la vague (2014)
. La vie au bout des doigts(2014)
. Mauvaise graine(2010)
. La petite capuche rouge (2008)
. Madame gargouille(2006)

-Résumé-

L'histoire se passe en une nuit.
C'est une jeune fille qui a fui son pays en guerre. Arrivée en France, Rage essaye de reconstruire sa vie, elle se lie d'amitié avec Artémis qui l'appelle ainsi .
Lors d'une soirée chez Jean, Rage entend du bruit et aperçoit un chien de combat blessé qui a été mal traité. Avec l'aide de Jean qui est étudiant en droit, ils décident tous les deux de l'aider et l’emmènent chez le vétérinaire qui va l'opérer. Elle doit être euthanasiée à cause de la loi sur les chiens de combat. La chienne sera sauvée grâce à Jean qui va l'adopter et Rage pourra venir la voir quand elle veut.
De retour au petit matin, après une nuit chargée en émotion, Rage éprouve du bonheur au côté de Jean .

-Extrait-

« A présent qu'elle la caresse, Rage sent sa puissance:c'est un chien de combat, sans nul doute possible. Un animal dressé et entraîné à l'attaque .
Mais bizarrement, Rage n'a pas peur. Elle ne s'est même sentie aussi forte, aussi invincible. Cette bête blessée qu'elle accueille dans ses bras, c'est elle-même autrefois .
Elle lui ôte sa chaîne et la jette au loin » .

-Mon avis-

L'histoire est vraiment bien.
J'ai bien aimé ce livre car le sujet est d'actualité sur les réfugiés qui ont quitté leur pays en guerre et le roman est court, il se lit facilement.
Le roman est réaliste.
On peut dire que Rage et la chienne ont le même combat, elles doivent réapprendre à vivre et se faire accepter.

RAGE Orianne Charpentier















mercredi 24 janvier 2018

Notre lecture en un mot ... ou deux !

Lucky losers : 
  • à la hauteur de ses promesses
  • agréablement surprise
  • intéressant
Le garçon qui courait : 
  • émouvant
  • romancé
  • crescendo
Un détective très très très spécial :
  • singe (trop insistant)
  • inattendu
  • déçue "ils n'ont pas le droit"
  • fin géniale
Je suis ton soleil :
  • agréable mais prévisible
  • surpris
Rage :
  • décu
  • Waouh, talent fou !
  • génial
  • assez bien
  • positif


lundi 20 novembre 2017

La sélection 2018 !


-Marie Pavlenko, Je suis ton soleil, Flammarion jeunesse, mars 2017. [ #]
-Orianne Charpentier, Rage, coll. "Scripto", Gallimard jeunesse, mars 2017. [ # ]
-Laurent Malot, Lucky Losers, coll. "Litt'", Albin Michel jeunesse, janvier 2017. [ # ] 
-François-Guillaume Lorrain, Le garçon qui courait, coll. "Exprim'", Sarbacane, janvier 2017. [ # ]
-Romain Puértolas, Un détective très très très spécial, coll. "Encrage", La Joie de Lire, septembre 2017. [ # ] 
***

Rendez-vous le samedi 2 juin 2018, sur le 
pour connaître le lauréat de ce 5ème Prix A-Fictionados.

En attendant, belles lectures à toutes et à tous !